Exposé sur René char de Leslie

Publié le par premierelmousseron@hotmail.fr

Exposé sur rené char :

 

René Émile Char est le cadet des quatre enfants nés des secondes noces, en1888, d'Émile Char et de Marie-Thérèse Rouget, sœur de sa première épouse, Julia Rouget, décédée en 1886 un an après leur mariage. Son grand-père paternel, Magne Char, enfant naturel et abandonné, dit Charlemagne, était né en 1826 à Avignon. Son père Joseph Émile Magne Char, qui abrège son nom, administrateur délégué des plâtrieres de Vaucluse et maire de L’Isle-sur-la-Sorgue à partir de1905, meurt le15 janvier 1918. Bien que les conditions matérielles d’existence de la famille deviennent alors précaires, René Char passe son enfance aux « Névons », la vaste maison familiale dont la construction venait d'être achevée à sa naissance.

Bâti comme un colosse (1,92 m) et impulsif, il joue passionnément au rugby. Pensionnaire du lycée d’Avignon puis, en1925, étudiant à l'École de commerce de Marseille, il lit Plutarque, Francois Villon, Racine, les romantiques allemands, Alfred de Vigny, Gerard de Nerval etCharles Baudelaire. Il fait en 1924 un voyage en Tunisie où son père avait créé une petite plâtrière. Après avoir travaillé à Cavaillon, dans une maison d'expéditions, il effectue en 1927 son service militaire dans l'artillerie à Nîmes. En 1928 est publié son premier recueil, Cloches sur le cœur, rassemblant des poèmes écrits entre 1922 et 1926, dont il détruira la plus grande partie des exemplaires.

Au début de l'année1929, René Char fonde la revue Méridiens avec André cayatte(trois numéros). En août, il envoie l'un des vingt-six exemplaires d'Arsenal, publié à Nîmes, à Paul eluard qui vient lui rendre visite à l'automne à L’Isle-sur-la-Sorgue. À la fin novembre, René Char arrive à Paris, rencontre Louis Aragon, André Breton, René crevel, adhère au groupe ssurréaliste et publie en décembre Profession de foi du sujet dans le douzième numéro de La Révolution surréaliste.

Le 14 février 1930 les surréalistes saccagent à Paris le bar « Maldoror », lors d'une bagarre au cours de laquelle Char est blessé d'un coup de couteau dans l'aine.Tandis qu'il lit Rimbaud, Lautréamont, les philosophes présocratiques et les grands alchimistes, Char publie en avril 1930 à Nîmes Tombeau des secrets, avec un collage de Breton et d'Éluard. Paraît durant le même mois aux Éditions surréalistes Ralentir travaux, poèmes écrits en collaboration par Breton, Char et Éluard à Avignon et dans le Vaucluse. Aragon, Breton, Char et Éluard créent la revue Le Surréalisme au service de la révolution.

Pendant l’Occupation, René Char, sous le nom de Capitaine Alexandre, participe, les armes à la main, à la Resistance, « école de douleur et d’espérance ». Il commande le Service Action Parachutage de la zone Durance. Son QG est installé à Céreste(Alpes de Haute Provence). Le recueil qu'il en tire Feuillets D’hypnos peut se lire comme des « notes du maquis ».

Souhaitant faire jouer à Avignon une pièce de théâtre qu'il venait d'écrire, René Char et Jean Vilar créent le premier Festival de théâtre d’avignon en 1947.

Dans les annees 1960, René Char participe aux manifestations contre l'installation des missiles à tête nucléaire sur le plateau d’ablbion.

L’Hôtel Campredon ou Maison René Char à L’Isle-sur-la-Sorgue propose au public une collection de manuscrits, dessins, peintures et objets d’art ayant appartenu à René Char.

Le livre que j’ai etudié est «  Les matinaux » et suite à la lecture de nombreux de ces poemes j’ai choisi le poeme « pleinement » qui est le suivant :

Pleinement :

Quand nos os eurent touchés terre,

Croulant à travers nos visages,

Mon visage, rien ne fut fini.

Un amour frais vint dans un cri

Nous ranimer et nous reprendre.

Et si la chaleur s’etait tue,

La chose qui continuait,

Opposée à la vie mourante,

A l’infini s’elaborait.

Ce que nous avions vu flotter

Bord à bord avec la douleur

Etait là comme dans un nid,

Et ses deux yeux nous unissaient

Dans un naissant consentement.

La mort n’avait pas grandi

Malgré des laines ruisselantes,

Et le bonheur pas commencé

A l’ecoute de nos presences ;

L’herbe etait nue et pietinée.

 

Malgré le genre elegiaque de ce poeme ainsi que la souffrance que nous fait parvenir l’auteur j’ai apprecié ce poeme, les phrases courtes brisent le rythme du poeme ce qui donne l’impression de souffrance.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
<br /> Vers 3 de "Pleinement". Ce n'est pas 'mon visage, rien ne fut fini' mais bien "Mon amour, rien ne fut fini".<br /> <br /> <br />
Répondre